A LA CROISEE DES CIVILISATIONS

Istanbul

La plus occidentale des villes d’Orient et la plus orientale des villes d’Occident, carrefour de civilisations situé à cheval sur l’Europe et l’Asie, Istanbul garde, aujourd’hui encore, le faste de Constantinople et de Byzance, noms sous lesquels elle fut la capitale de l’empire romain puis byzantin, avant de devenir celle de l’empire ottoman, sous son nom actuel.

Istanbul comblera le voyageur avide de découvertes et de dépaysement. Le gourmet ne sera pas en reste : la cuisine turque est l’une des meilleures au monde. Enfin, les rives du Bosphore offrent calme et sérénité en contrepoint de l’activité trépidante du centre ville.

Les quartiers d'Istanbul

Une grande partie des hôtels que nous proposons à Istanbul se trouve dans la vieille ville. Loger dans cette partie d’Istanbul permet de se rendre facilement à pied sur les sites les plus prestigieux, c’est aussi le moyen de ressentir cette ville, d’en apprécier la diversité et la richesse.

Taksim et la nouvelle ville, où se trouvent aussi de nombreux hôtels, sont les espaces nouveaux d’Istanbul. Anciennement quartiers des riches occidentaux, des voyageurs de l’Europe buissonnière du XIXe siècle, ils accueillent aujourd’hui l’administration, des chaînes internationales du vêtement, les belles antiquités et les palaces les plus modernes.

Le Palais de Topkapi

Cette ancienne résidence des sultans ottomans du XVe au XIXe siècle est aujourd’hui transformée en musée. La richesse des collections accumulées fait de cet ensemble architectural, situé entre le Bosphore et la Corne d’Or, l’un des hauts lieux de l’art international. La visite de Topkapi débute par un cheminement à travers des portes monumentales qui alternent avec des cours pleines de charme.

La fabuleuse richesse des sultans est exposée dans un bâtiment à part : «La Salle du Trésor» dans laquelle on peut admirer or, argent, pierres précieuses, montres anciennes enrichies de pierreries, objets en cristal de roche incrustés d’or, trônes d’Ahmet Ier serti de pierres précieuses, du Shah Ismail, siège d’or que rehaussent plus de 25 000 perles (fermé le mardi).

La Mosquée de Soliman le Magnifique

En automne 1541, Soliman rentre de sa campagne de Hongrie. Le Sultan décide alors d’édifier sa propre mosquée. Ce sera la première grande oeuvre de l’architecte Sinan et sa construction s’étendra de 1550 à 1557.

Un dôme s’élève à 53 m au-dessus du sol. Les vitraux qui représentent des fleurs et des versets du Coran sont les plus finement travaillés des mosquées d’Istanbul. Les dix galeries que compte la mosquée rappellent que Soliman le Magnifique était le dixième Sultan Ottoman. Les quatre minarets indiquent qu’il était le quatrième depuis la conquête de Constantinople.

La Mosquée d'Eyüp

Elevée en 1458 à la mémoire d'Eyup Ansari (porte-étendard et compagnon du Prophète, mort sous les remparts de Constantinople vers 670), agrandie sous Murat III en 1591, elle fut démolie et reconstruite par Selim III en 1800.

L'entrée dans l'enceinte de la mosquée s'effectue par une cour à portiques, couverts de coupoles. En son centre se trouve une fontaine aux ablutions de forme octogonale. Sur le côté gauche est située la chambre funéraire du vénéré Eyüp, qui abrite dans une châsse d'argent la dépouille du défunt. Ce tombeau, dont les murs sont recouverts de magnifiques carreaux de faïence du XVIIIe siècle, attire quotidiennement un grand nombre de pèlerins. Face au tombeau s'élève la mosquée, édifice baroque, plein de lumière, dont la salle des prières est surmontée d'une grande coupole appuyée sur huit coupoles plus petites.

La Mosquée Bleue

L’architecte de la Mosquée Bleue, Mehmet Aga, était un disciple du grand Sinan. La construction de la Mosquée Bleue a duré sept ans, de 1609 à 1616.

Elle fut dotée de six minarets, privilège jusque-là réservé à la seule grande mosquée de la Mecque. Quatre piliers seulement supportent l’ensemble de l’édifice. Les quatre demi-coupoles ne reposent sur aucun pilier, d’où ce sentiment de grandeur. La décoration intérieure est particulièrement raffinée : 21 403 carreaux de faïence à dominante bleue.

L'Hyppodrome Byzantin

Il fut, durant des siècles, le centre de la vie publique de la cité. C’est là que se déroulaient les jeux, courses de chars et combats de gladiateurs. Saccagé au cours des révoltes populaires, pillé par les Latins de la quatrième croisade, abandonné par les Constantinopolitains dont le goût pour les courses se tarissait, il fut privé de ses derniers blocs de pierre par les Ottomans.

Il n’en reste plus que quelques traces, dont la colonne Serpentine érigée à l’origine devant le temple d’Apollon à Delphes puis apportée à Constantinople sous le premier Empereur.

Le Grand Bazar

Le premier marché couvert (Bedesten) a été construit à cet endroit par les Byzantins au XIIIe siècle, sur 8 colonnes soutenant 23 dômes. Restauré à plusieurs reprises, il compte aujourd’hui 3000 magasins, regroupés en quartiers : joailleries, cuirs, tapis, argenterie, cuivres, vêtements, ameublement, chaussures, souvenirs. C’est sans doute l’un des plus grands «supermarchés» du monde. (Fermé le dimanche et pendant les fêtes).

Le Marché aux Epices (Le Bazar égyptien)

Il fut construit en 1660 par la Validé Sultane. Le bazar était appelé «Marché aux Epices» car on y trouvait toutes les herbes odorantes ou médicinales disponibles sur le vaste territoire de l’Empire.

La traversée du Bazar Egyptien reste un enchantement de saveurs et de parfums où l’on peut trouver près de 2000 sortes d’épices et d’herbes.

Le Palais de Dolmabahçe

Construit en 1853 par le Sultan Abdulmecit, Dolmabahçe a abrité la Cour Impériale jusqu’à la fondation de la République en 1923. Le palais s’élève le long de la rive du Bosphore.

En tout, le palais compte 208 pièces, dont beaucoup d’un faste inimaginable. Kemal Atatürk, qui fit de ce palais impérial une résidence présidentielle, s’y éteignit le 10 novembre 1938 à l’âge de 57 ans. (fermé les lundis et jeudis).

Le Musée Kariye (Saint Sauveur in Chora)

L’édifice a été construit en dehors des murailles terrestres de la cité de Constantinople, avant le règne de Théodose II (408-450).

De somptueuses mosaïques et fresques montrent de nombreuses scènes de l’Evangile, de la vie de Jésus ou de Marie, à qui était consacrée l’Eglise. (fermé le Mercredi).

Sainte-Sophie

La Basilique Sainte-Sophie, aujourd'hui musée Ayasofya, est sans aucun doute l'un des plus splendides monuments de tous les temps.

Fondée par Constantin et reconstruite ensuite par Justinien au VIe siècle, dédiée à la Sagesse Divine. Elle fut transformée en mosquée en 1453, le jour même de la conquête de la ville par les ottomans. Quatre minarets y ont été ajoutés entre les XVème et XVIème siècles. En 1935, la république d'Atatûrk la transforma en musée (fermée le Lundi).

Pour comprendre pourquoi Sainte-Sophie est considérée comme l'une des merveilles du monde, il faut y entrer, voir son immense dôme s'élevant à 55 mètres au-dessus du sol sur un diamètre de 31 mètres. Il fallut attendre mille ans pour que ce record soit battu par la basilique Saint-Pierre de Rome...